Les courses de galop

Les courses de chevaux

Il est faux de croire que le sport des courses sous harnais est un sport relativement jeune. Des archéologues ont découvert des tablettes remontant à l’an 1350 avant Jésus-Christ et sur lesquelles les égyptiens avaient inscrit leurs méthodes d’entraînement des trotteurs.  Les courses de chevaux demeurent un sport coloré et excitant, partout au monde. Ils permettent une forme de pari sportif avec la différence qu’il est facile de rencontrer les entraîneurs, les conducteurs, le personnel de piste et les propriétaires. Il est plutôt facile d’aborder des gens à la piste de course qui peuvent partager leurs connaissances en la matière.

Les allures du cheval de courses.

Pendant longtemps on a cru que le cheval possédait que trois allures naturelles : pas, trot et galop, considérant l’amble comme une allure défectueuse. Mais d’après un professeur de l’Université de Zurich, le professeur Hildebrand, qui a longuement étudié la locomotion du cheval, 28% des races chevalines exécutent naturellement plus de trois allures. Le professeur Hildebrand a différencié environ allures naturelles entre l’amble et le trot.  En fait, les chevaux ambleurs remontent à loin dans l’histoire. Les gens du Moyen-Age préféraient l’amble dont l’allure si douce leur permettait de passer de longs moments en selle. C’est donc son confort qui a permis à l’ambleur d’être la monture préférée des cavaliers lors des défilés, des longs voyages et des travaux à la campagne. L’allure de l’ambleur s’explique par le fait que la structure des chars égyptiens contraignait  les chevaux à adopter une posture ne permettant pas une autre allure.

Jusqu’en 1600, il était facile de trouver un cheval ambleur. Par contre en 1700, cent ans plus tard, il était devenu quasiment impossible d’en trouver. Et au début du XXe siècle, on ne savait même plus que cette allure avait déjà existé, ce qu’elle était et l’on considérait les chevaux aux allures latérales, comme des animaux faibles, mal-formés, malades ou vieux.

Le pas, le trot, l’amble et le galop sont donc des allures naturelles du cheval. Leur aisance et leur régularité sont habituellement le reflet d’une bonne conformation surtout au niveau des membres. Le trot et l’amble comportent une période de suspension où l’animal perd contact avec le sol.  Dans le cas du trot, les membres diagonaux touchent le sol en même temps alors que dans le cas de l’amble, ce sont les deux membres du même côté qui touchent au sol en même temps.

L’amble est une allure plus rapide que le trot à cause d’une perte d’équilibre latérale qui force l’animal à précipiter ses mouvements pour raccourcir au minimum la période de suspension.  Tous les défauts d’allure occasionnent des pertes de vitesse à des degrés variables et causent souvent des blessures.  Les défauts qui ne comportent aucun risque ou peu de risques de blessures sont : billarder ou faucher (wing out) et se croiser (wing in).  Bref, la description de la conformation présentée ici n’aura jamais la prétention d’être infaillible, la nature se plaisant souvent à des contradictions héréditaires.

Chez le Standardbred, comme chez toutes les races, le modèle est la résultante des beautés ou défectuosités des différentes régions anatomiques. Il faut avoir apprécié leurs proportions respectives et faire jouer au besoin des compensations en étant indulgent pour certains défauts secondaires s’ils sont accompagnés de qualités supérieures.