Francis Picard, la révélation 2018

16 novembre 2018 | Conducteurs | By : Daniel Delisle

Avec  deux petits programmes à venir, l’heure est au bilan à H3R. Sur le sulky, l’émergence de Francis Picard se taillant une place  parmi les meilleurs, s’impose par elle-même, tellement le citoyen de Warwick a brillé cette année, surtout dans les dernières semaines. Il aura en 2018 ouvert les yeux de plusieurs amateurs sur son remarquable talent de conducteur. Petit retour en arrière.

Francis Picard 

 

Une carrière amorcée en 1989

 

Francis, malgré ses airs juvéniles, est âgé de 52 ans. C’est en 1989 que l’aventure sur le sulky a commencé : «  J’ai toujours été baigné dans l’atmosphère des chevaux, mon père Fernand en ayant toujours possédé. D’aussi loin que je me souvienne, les chevaux faisaient partie de mon univers. Très jeune, j’ai possédé et conduit des poneys de courses et ainsi développé cette passion. J’ai commencé à conduire les chevaux de la famille à 23 ans. Nous les faisions surtout courir à Québec à l’époque, et quand nous avions la chance d’en avoir des bons, on poussait une pointe à Montréal. Ma première victoire est survenue avec un cheval que nous avions acheté du nom de Benjamin Seelster. On ne l’a pas eu longtemps, mais il aura évidemment toujours une place spéciale dans mes souvenirs. »

Oui, Duc Dorleans fut à certains moments conduit par Francis Picard

 

« Je n’ai jamais été dans la ‘game’ des chevaux à temps plein. Mon père et moi sommes entrepreneurs généraux en construction. Les chevaux, c’était et c’est toujours un loisir, même si parfois le loisir devient prenant. Parmi les premiers chevaux que nous avons possédés, il faut absolument mentionner le nom de Better Flight. Un cheval marquant que nous avions sous-estimé et que nous avons finalement perdu par voie de réclamation. Ces années-là furent aussi marquées par Pirate Ga Du ( 1.58.1, plus de 150 000$) que nous avons fait courir jusqu’à sa retraite, après l’avoir perdu pendant quelques années dans les courses à réclamer. Ce furent de belles années, ça c’est certain. »

 

Des marchands de vitesse

 

« Outre les noms mentionnés, il me faut aussi donner une place de choix à Taboo une jument par Nihilator que nous avions achetée pour 13 000$ à l’encan de Lexington.  Elle a surtout couru à Montréal, pris là un record de 1.56; à 3 ans, elle a gagné 17 courses de suite sur les hippodromes de Québec et Trois-Rivières,  mais nous a surtout donné celle qui fut notre meilleur cheval, Kami, par Rumpus Hanover. Kami a pris un record de 1.56 à Trois-Rivières avec des gains de plus de 100 000$. À un moment donné, en 2002, elle a gagné huit courses de suite, dont plusieurs épreuves dites Mérite et une Distinction. Pour moi, ce furent des expériences marquantes parce que ces chevaux de qualité m’ont apporté une expérience qui ne s’achète pas. »

 Rainbow Palace, une jument dominante à H3R au cours des deux dernières années.

2018

 

«  Avec la retraite de Gaétan Lamy, le retrait de Mario Charron, l’absence de Jonathan Lachance, j’ai eu plusieurs opportunités de conduire cette année, des chevaux que je  n’aurais pas conduits autrement. Ça explique mes succès. J’ai aussi pu conduire pour Francis Richard, le meneur au classement chez nous et aussi dès le début de l’année, le fait de conduire Requested ( Jean Ducharme ) a certainement contribué à attirer l’attention de d’autres entraîneurs.  Ceci expliquant cela, 2018 est dores et déjà ma meilleure année en carrière sur le sulky. Une seule fois en carrière, en 1995, ai-je eu une année avec des gains de plus de 100 000$ (105 000$ pour être précis ), alors qu’en 2018, j’ai à date plus de 150 000$. »

 Requested, un des chevaux qui ont aidé Francis à se démarquer en 2018

 

Pour les amateurs de statistiques, sachez qu’au 11 novembre, Francis a pris part à 243 courses, en a gagné 50, avec des gains de 159 239$ et une moyenne URS de .331, tous des sommets en carrière. Des chiffres qui tendent à confirmer que cette année en fut une exceptionnelle et qui laissent aussi présager que cette ascension parmi les meilleurs n’est pas terminée. En conclusion, un mot aussi pour décrire un homme paisible, avenant, un gentilhomme dans toute l’acception du terme, facile d’approche et d’une grande simplicité. Tout un acquis pour le monde des courses du Québec.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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