Denis Malo avait vu juste pour la carrière de René Allard

17 mars 2018 | Les confidences du prof | By : Daniel Delisle

Très inhabituel pour votre chroniqueur de recevoir un appel d’une personne impliquée dans l’industrie qui veut partager son expérience vécue auprès d’un homme récemment décédé. Ce fut pourtant le cas cette semaine de René Allard qui voulait rendre hommage à M. Denis Malo, décédé le 3 mars dernier.

 

Première chance

 

« Je ne serais probablement pas rendu là ou j suis aujourd’hui, n’eut-été de l’appui de Denis Malo. Il fut véritablement l’homme, mis à part ma famille immédiate, qui m’a donné ma première chance, m’a procuré mon tout premier emploi. Je l’avais connu à l’époque des poneys. Il me faisait conduire sa ponette Déjà Vu. Ce fut le début d’une longue association. Quand j’ai quitté la maison, à la recherche d’un emploi, il m’a accueilli chez lui avec Solange, son épouse. Les heures étaient longues mais je faisais ce que j’avais toujours voulu faire, m’occuper de chevaux. »

 

« Ce monsieur était un entrepreneur de machinerie lourde qui se débrouillait fort bien en affaires. Mais quand il s’agissait de chevaux, c’est son cœur qui lui dictait sa ligne de conduite. Il achetait parfois des chevaux, uniquement parce qu’il les trouvait beaux et ne se souciait guère s’ils étaient bons en course ou non. C’était aussi un homme qui aimait donner une chance à un jeune, à quelqu’un qui voulait réussir. Ce fut mon cas. »

 

Quelques succès

 

«  Je crois qu’il s’est procuré son tout premier cheval avec Gerry Turenne. De mémoire, je dirais que la jument s’appelait Elody Bayama. Mais notre véritable association a commencé quand il m’a vendu un cheval du nom de Maverick Becquet pour 600$. Son entourage lui avait dit que le cheval ne courrait pas, avec ses problèmes musculaires. Je l’ai acheté, et sur les conseils de gens de chevaux, je l’ai  ‘mouché’, l’ai ramené en courses et l’ai fait courir avec succès à Rideau dans une épreuve à réclamer de 5000$. À partir de ce moment-là, j’ai eu toute sa confiance. »

 

«  Je crois que son plus grand succès avec un cheval a été MG Magique, qui a gagné en 2002 le Prix du Québec, avec Michel Lachance aux guides.  Mais pour lui, ce n’était pas ce qui comptait avant tout. Il fallait qu’il aime le cheval, qu’il soit beau. À l’occasion, il a dépensé des fortunes pour des chevaux qui n’ont jamais performé en courses. Dans ces moments-là, il me disait d’un air complice, ‘ n’en parle pas à Solange !’ C’était du Denis Malo tout craché. »

 

Plus qu’une association, une amitié

 

« J’ai eu des chevaux avec Denis tant que j’ai été au Québec. Quand je suis parti pour l’Ontario, puis pour les États-Unis, je n’ai plus eu de chevaux pour et avec lui, pour cette raison que les chevaux qu’il possédait, il voulait les voir tous les jours, les regarder courir le plus souvent possible. Ce qui est évidemment difficile quand les chevaux sont ailleurs. Mais ce que je peux dire aujourd’hui, c’est que nous sommes demeurés amis à-travers toutes ces années. On s’appelait régulièrement et je suis venu le voir à l’hôpital quand j’ai su qu’il était atteint d’un cancer. Je serai sur place d’ailleurs aujourd’hui pour lui rendre un dernier hommage. Il me manquera. »

 

Pour les amateurs qui ne connaîtraient pas vraiment qui est Denis Malo, je me permets de publier ici, sa notice nécrologique. Ses funérailles ont d’ailleurs lieu aujourd’hui, samedi, 17 mars. Qu’il repose en paix.

 

Au nom du Club Jockey et en mon nom personnel, nos sincères condoléances aux membres de sa famille et d’une certaine façon aussi à René.

Denis Malo

1941-2018 À son domicile, entouré de ses trois anges, est décédé Monsieur Denis Malo. Il laisse dans le deuil sa conjointe Solange Lussier, ses enfants : Sylvain, Chantal, Éric et Alexandre, ses petits-enfants : Karol-Ann (Charles), Nicolas, Gabriel, Alexandre, Michael, Jimmy, Tristan, Mélina, son arrière-petits-fils Zack ainsi que ses frères, ses sœurs et de nombreux amis. Sans oublier son Toby adoré. Les cendres de Monsieur Denis Malo seront exposées en église de Saint-Paul le samedi 17 mars 2018 à 11 heures. La famille recevra parents et amis à l’église à compter de 10 heures pour recevoir les condoléances. En guise de témoignages de sympathie la famille apprécierait des dons à la Société canadienne du cancer.

 

 

 

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