Les confidences du prof Une bonne année pour les nôtres

6 janvier 2018 | Les confidences du prof | By : Daniel Delisle

Avec 2017 maintenant révolue, permettons-nous de jeter un coup d’oeil rétroactif sur la tenue de nos Québécois sur la scène nord-américaine des courses. Ce coup d’oeil nous permet d’évaluer quelle sorte d’année ont connue les Gingras, Dubé, Roy et Filion , côté conducteurs et les Moreau et Allard, côté entraîneurs.

 

Les conducteurs

 

La première bonne nouvelle, et elle est d’importance, c’est que Yannick Gingras a retrouvé sa place au sommet des conducteurs en Amérique du Nord avec des gains de 13.3M$, un sommet qui lui permet de devancer Jason Bartlett et Tim Tetrick par plus d’un million de dollars. Yannick a encore une fois connu de grands succès et a piloté des montures de grande qualité comme Hannelore Hanover ou Ariana G et plusieurs autres, autant pour Jimmy Takter que pour Ron Burke. À juste titre, il a été proclamé conducteur per excellence  aux État-Unis par les membres de la USHWA et obtient donc le Dan Patch Award. Ses chiffres pour 2017 versus 2016 se lisent comme suit : en 2016, 2133 courses ( 430-319-286 ) pour 13.7M$ et une moyenne URS de 329. En 2017, 1989 départs ( 395-327-248 ) pour 13.3M$ et une moyenne de .331.

 

Aux États-Unis surtout, Daniel Dubé aura connu en 2017 une meilleure année qu’en 2016, étant devenu au fil des mois, le conducteur attitré des Écuries Détermination au sud de la frontière. Il aura eu moins de vcitoires qu’en 2016, mais plus lucratives. On parle de 6M$ versus 5.5M$, avec cent victoires de moins. C’est dire les courses importantes dans lesquelles il aura couru avec succès avec une jument comme Emoticon Hanover ou un cheval comme Kestone Velocity.

 

Plus près de nous, Louis-Philippe a évidemment connu l’année de sa vie avec des gains de 5.7M$, ce qui est énorme comparé aux 1.1M$ de 2016. C’est aussi dans son cas, 150 victoires de plus, mille départs de plus. Des chiffres qui le placent dans le top trois au Canada. Sa présence sur le sulky des chevaux du meilleur entraîneur au pays, Richard Moreau, a assurément aidé à produire de tels chiffres.  Et occasionnellement, on aura aussi vu LPR se signaler avec des chevaux de stakes appartenent à différents entraîneurs comme René Allard ou Ron Burke.

Louis Philippe Roy

 

Pour Sylvain Filion, 2016 avait été sa meilleure année et cela lui avait valu le O’Brien Award au pays. En 2017, il pouvait difficilement répéter de tels chiffres. En 2017, c’est une centaine de victoires de moins, mais surtout un recul important au niveau des bourses : 7.8M$ en 2016 contre 4.9M$ en 2017. Mais Sylvain, même s’il a perdu plusieurs des conduites de Richard Moreau n’en a pas moins continué de se signaler pour un grand nombre d’écuries. Un mot enfin sur la meilleure année en carrière de Simon Allard avec des gains qui ont culminé à 4.4M$, en progrès d’un million sur sa campagne de 2016. En voilà un autre qui mine de rien trouve le moyen de se faire valoir.

 

Les entraîneurs

 

Indubitablement, Richard Moreau continue d’être le roi des entraîneurs au Canada. Bien occupé avec une cinquantaine de chevaux, surtout des chevaux qui s’illustrent soir après soir sur le lucratif circuit du Weg, Richard demeure au sommet de son art. Il s’est installé là et continue de s’y maintenir, un exploit en soi quand on connaît la compétitivité du milieu. Ses gains monétaires de 3.7M$ dépassent de plus du double son plus proche poursuivant, Carmen Auciello. Ses statistiques de 2017 comparées à celles de 2016 sont un modèle de régularité.

 

Du côté nord-américain, René Allard maintient sa place enviable  au 3e rang, derrière Burke et Takter. Ses 6.7M$ représentent un sommet en carrière, gracieuseté cette année de quelques chevaux de stakes qui se sont illustrés de belle façon quand on pense à Keystone Velocity surtout. La moyenne URS de René est absolument fantastique, avec un ronflant .350. Plus d’argent en 2017 avec 200 départs de moins. Et s’il n’en tient qu’à René, on devrait le voir de plus en plus souvent avec de jeunes chevaux de stakes en 2018.

 

En conclusion

 

Ces chiffres nous prouvent une fois de plus que les nôtres continuent de se distinguer sur la scène des courses en Amérique. Ils ne sont pas nombreux mais ils continuent chacun à leur manière à nous faire honneur partout . 2018 devrait aller dans cette veine et on le leur souhaite ardemment.

 

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