Les confidences du prof Guy Bailly nous a quittés

2 novembre 2017 | Les confidences du prof | By : Daniel Delisle

Le sympathique horseman de la rive-sud de Trois-Rivières, Guy Bailly, aura comme tant d’autres malheureusement perdu son ultime bataille contre le cancer, un cancer de l’oesophage avec des métastases aux os. Une rude bataille commencée en septembre 2015 et qui aura duré jusqu’au 26 décembre  dernier. Le monde du harnais perd un passionné et un gentleman très apprécié dans le milieu depuis plus de quarante ans.

L’influence de sa soeur

Pas de doute. Si on veut retracer la carrière de Guy, il faut remonter à sa soeur Aline Bailly Poirier qui lui a retransmis sa passion et qui en a fait son entraîneur attitré, avec de beaux succès. Guy était d’ailleurs bien fier de cette soeur aînée qui lui avait donné sa chance, un défi qu’il a d’ailleurs brillamment relevé. Guy était retraité de la Sureté du Québec depuis la fin des années 90. Il fut donc un policier respecté pendant vingt-cinq ans. Cette retraite lui aura en outre permis de s’adonner depuis à sa passion première.

Comme tous les entraîneurs qui n’ont pas la chance de mettre la main sur de super chevaux, Guy s’est souvent débrouillé pour faire des petits miracles avec des chevaux plus ou moins sains. Il s’était même fait un nom bien à lui dans le domaine. Remettre sur pied de vieux « ringers » comme Naïf Normand était son plaisir et sa fierté. Et il ne manquait pas de le rappeler.

Des noms qui rappellent de beaux souvenirs

Sa ferme de St-Grégoire aura vu défilé bon nombre de chevaux au cours de toutes ces années. Avec la complicité de sa conjointe, voici quelques noms qui rappelleront aux amateurs de bien bons moments. Au premier chef, les chevaux de son élevage comme Greg Miracle ou Greg’s Sister ou un certain Flic Des Rivières, un beau clin d’oeil à son ancien métier.

Dans les années plus récentes, on se souvient tous de Nemo Du Ruisseau qu’il a eu la distinction de faire courir année après année.  Les amateurs se souviendront  aussi de Jemba Jemba qui a marqué une belle complicité avec le proprio Pierre Boisclair. Guy a tenu le cap, malgré la maladie, les traitements, les limites de plus en plus nombreuses, jusqu’en avril 2016. Les gens de chevaux l’ont aussi vu au paddock à quelques reprises cette année.

Un beau souvenir

Ce monsieur était un réel  gentleman, ce qui explique son immense popularité parmi la colonie des gens de chevaux. Jamais un mot plus haut que l’autre, toujours poli et respectueux d’autrui, il s’est fait de nombreux amis parmi ses collègues, des collègues de toutes les générations faut-il le souligner. Et à en juger par les nombreux témoignages lus sur Facebook, il n’est pas exagéré de dire qu’il laissera derrière lui une belle empreinte.

Des funérailles demain

Les gens de la famille Bailly, sa conjointe en tête madame Claire Plourde, sa fille Karyne, accueilleront parents et amis au Centre Funéraire Rousseau de Trois-Rivières, demain, dimanche 3 décembre, à compter de 9h30. Une célébration de la Parole aura lieu à 12h30 sur place.

Au nom du Club Jockey du Québec, des amateurs de courses de toute la province, nos sincères condoléances à la famille immédiate de ce charmant monsieur que fut Guy Bailly.

Ndlr… L’avis de décès de même que les coordonnées du Centre funéraire Rousseau de Trois-Rivières se retrouve sur internet à l’adresse suivante : www.centrerousseau.com

 

 

 

 

 

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