Bruits de paddock Bruits de paddock et autres observations

23 août 2017 | Bruits de paddock | By : Daniel Delisle

Avec la reprise suivant le congé forcé du début d’août, deux gros événements sont venus marquer les activités à H3R, à savoir le Championnat mondial des conducteurs et la 4e édition du Prix d’Été renouvelé. Durant ces deux occasions, plein de rencontres avec des gens très intéressants et aussi un certain nombre d’observations qui ont peut-être échappé à quelques-uns d’entres vous. Je vous les partage en toute simplicité.

 

Quel contraste lors du Championnat mondial entre les conducteurs d’Amérique du Nord et ceux du reste du monde. Alors que ces messieurs étaient pour la plupart d’honorables personnes dans la cinquantaine, voire la soixantaine, nos deux  » Américains » faisaient figure de jeunots. Avec des courses disputées à la façon d’ici, parfois on a pu noter la différence d’approche et de style. Plus conservateur, méthodique, attentiste, chez les uns, plus dynamique, plus fougueux chez les autres.

 

Le gagnant éventuel du tournoi, un jeune homme très sympathique et très simple au demeurant, James MacDonald, ira donc défendre son titre en 2019 en Suède. Une occasion et une expérience incalculable, sans compter la bourse de 25 000$ qu’il s’est méritée. Pour quelqu’un choisi à la dernière minute, dans les circonstances que l’on sait, il a été à la hauteur, c’est le moins que l’on puisse dire.

James MacDonald, digne représentant du Canada entre le Finlandais Forss et le Blege Depuydt

De son propre aveu, il n’aura jamais tant voyagé en si peu de temps, de Toronto à Calgary, puis retour à Toronto et ses environs, puis Trois-Rivières via Montréal, puis Charlottetown, puis Toronto le samedi soir, et de retour à Trois-Rivières, dimanche le 20 pour le Prix d’Été. Un rythme infernal qui ne l’a pas empêché de fournir un rendement exceptionnel, avec une belle 2e place, dimanche dernier dans le Prix d’Été.

 

En Europe continentale qui exclut les pays scandinaves  ( Suède, Finlande et Norvège ), on tient une espèce de championnat européen en prévision du championnat mondial où se sont illustrés l’Autrichien Mayer, le Belge Depuydt, le Maltais Baldacchino. Quel que soit le format, la présence d’un Français paraît nécessaire. On parle d’un pays qui a sans doute la plus grosse industrie outre-mer.

 

La langue demeure toujours un obstacle dans ce genre de compétition, sauf qu’à l’évidence une connaissance, même rudimentaire de l’anglais, semble aujourd’hui nécessaire pour se balader dans le monde.

Généreux et à l’aise en entrevue que James MacDonald

Chez nous, pas de doute, c’est le Finlandais Mika Forss qui s’est vraiment démarqué parmi les  » étrangers ». Excellent conducteur, d’un commerce agréable avec un bon sens de l’humour si l’on se rappelle l’épisode du siège du sulky ! Au total, il a aussi eu la distinction de terminer 2e.

 

Le Prix d’Été a été un grand succès au guichet où il s’est parié plus de 200 000$, un sommet à l’ère CJQ. Une fierté pour les dirigeants qui ont déployé les grands moyens. Sur la piste, une course qui ne passera pas à l’histoire. Un fil en fil, c’est bon pour le leader, pas pour le spectacle, surtout pas dans un mille en 1.53.2. Ceci sans rien enlever au mérite de Trevor Henry et de Western Fame.

Western Fame et Trevor Henry devant une foule attentive et nombreuse

Michel Lachance dont la retraite remonte officiellement à deux ans maintenant, faisait remarquer que durant son illustre carrière, il aura conduit dans au moins 80 000 courses. On peut le comprendre de ne rien regretter, surtout que, selon ses dires, il a été particulièrement chanceux côté accidents dont il n’a pas eu à en déplorer de très graves. Quel monsieur ! Quelle faveur il nous a faite en présidant notre Prix d’Été !

 

Rencontré au jour du Prix d’Été, le très souriant Guy Boulianne, la nouvelle vedette de la Côte Nord. Selon son dire, quelques journées d’entraînement de sept milles, ont été suffisantes pour préparer sa jument Niceandup pour le 5 Milles. Toujours selon lui,  cette préparation ne nécessitait pas tant de travail spécial, la jument étant entraînée régulièrement et ayant couru suffisamment pour qu’elle soit en forme le 13 août. Rien empêche que le mérite lui revient d’emblée pour cette victoire.

Guy et Mélanie Boulianne au terme de cette course mémorable du 5 Milles

Travail remarqué et remarquable du collègue Ghislain Paquet lors de ces deux événements spéciaux. Ses nombreuses entrevues avec les personnes qui ont marqué l’actualité de ces deux journées, ne sont pas passées inaperçues sur Facebook où elles ont connu de beaux succès de diffusion, ce qui est le but de la chose.

 

Bravo à mes collègues principaux, Guy Lafontaine et Steven Wolf. Dans le cas du premier, deux  » marathons » d’animation et de description qui l’ont presque laissé sans voix, dimanche dernier à l’issue de la 15e course., Quant à Steven Wolf, il a été bon en entrevue mais surtout il a été de ceux qui ont travaillé très fort pour amener à H3R huit chevaux compétitifs. Un apport incalculable.

 

Programme à la régulière ce dimanche et des courses d’intérêt à Mohawk et à Yonkers samedi. L’actualité des courses continue sur HPI ou dans l’un des salons de paris du Québec.

 

 

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