Hippodrome 3R MacDonald en voie de gagner un super tournoi

17 août 2017 | Hippodrome 3R | By : Daniel Delisle

La foule était belle, la météo fraîche mais clémente, la piste rapide et les onze conducteurs fin prêts à donner un spectacle de qualité, et c’est ce qui s’est produit. Quatre belles courses au cours desquelles il y a eu beaucoup d’action, quelques revirements et où les favoris se sont distingués.

 

H3R sait faire

 

Bien dirigée par Murielle Thomassin et François Carignan, la soirée s’est ébranlée comme prévue vers les 16h45 avec la présentation bilingue des onze conducteurs. Ils ont été bien applaudis, leurs drapeaux respectifs bien en évidence. Onze chevaux qui s’ébranlent en même temps sur une piste d’un demi-mille, on ne voit pas la chose souvent, ni à H3R ni ailleurs. Tout s’est déroulé dans l’ordre, les conducteurs faisant preuve de discipline et d’un certain fairplay. Guy Lafontaine s’est surpassée dans ses descriptions aussi vivantes qu’à l’accoutumé, les entrevues ont été menées rondement et les conducteurs à la hauteur de leur savoir-faire, si tant est que ce n’est pas évident pour plusieurs de conduire des ambleurs et dans un style de course à la nord-américaine.

 

Avantage Amérique du Nord

James MacDonald et Federal Strike, un champion du monde en devenir

Aucun doute possible, la façon de mener les courses en Amérique nous est  propre et les deux porte-couleurs nord-américains, James MacDonald et Marcus Miller, ont prouvé qu’ils étaient plus à l’aise dans ce genre de compétition. Les deux ont été des menaces constantes quelles que soient la qualité de leurs montures. Oui, dans certaines courses, ils détenaient un certain avantage, mais aussi ils ont prouvé qu’ils pouvaient peut-être plus facilement tiré leur épingle du jeu que les étrangers.

 

James MacDonald a été brillant. Sa victoire avec Federal Strike, le trotteur de la famille Fontaine, fut un chef-d’oeuvre. Imaginez : gagner de la 11e position dans un peloton de 11. Comme il le disait lui-même humblement, il fallait  » de la chance et surtout, comme il l’a souligné, le fairplay d’un de ses rivaux, Bjorn Goop qui lui a laissé un espace le long des cônes pour donner un second souffle à sa monture. » Ce fut la pièce maîtresse de cette soirée, côté habileté et savoir-faire.  » Je vais faire tout mon possible pour bien terminer ce tournoi, et ainsi faire honneur au pays », de dire ce gentilhomme, nouvelle génération.

 

Même réussite de Marcus MIller, le représentant américain qui a lui aussi fait valoir ses talents aux guides de Maracasso de l’écurie Simon Delisle.  » J’avais un très bon cheval, pas de doute et il a super bien répondu quand je l’ai commandé dans l’avant-dernier droit.  »

Maracasso et Marcus Miller ont gagné la 1ère course du tournoi

Mika Forss

 

Le grand Finlandais Mika Forss a aussi été brillant dans une fin de course ultra-serrée avec  Shanghai BG devançant in extremis Dexter Dunn et Jolts Prayer. La scène était d’autant plus spéciale qu’il l’a fait avec un siège sorti de ses amarres. Il a donc dû pratiquement conduire le dernier droit sans s’asseoir vraiment, comme suspendu dans l’air. Il l’a trouvé bien drôle, nous aussi d’ailleurs. Ce monsieur sympathique est maintenant 2e au classement. L’autre gagnant, Noel Baldacchino, le Maltais, a aussi bien fait avec Tidewater Tomahawk de l’entraîneur Éric Milot. Malheureusement, nous n’avons pu avoir ses commentaires, le monsieur ne parlant ni anglais ni français.

Le Maltais Noel Baldacchino et Tidewater Tomahawk

Des gentlemen

 

Une chose est certaine et constitue un dénominateur commun entre ces onze messieurs : ils sont tous d’une gentillesse, d’une politesse et d’un savoir-vivre qui fait honneur à notre sport. Tous ont été charmants à rencontrer, malgré parfois la barrière de la langue. Ils ont unanimement apprécié l’accueil qu’ils ont reçu chez nous, la qualité de notre tracé et le fait de se trouver en milieu francophone.

Mika Forss, le Finlandais, 2e au classement avant l’étape finale

Ils partiront ce matin pour l’Île-du-Prince-Édouard terminer en beauté ce qu’ils ont commencé à faire samedi dernier à Calgary. Chose certaine, ils auront laissé une belle empreinte à tous ceux qui,  nombreux, s’étaient déplacés pour eux. Souhaitons-leur à chacun la meilleure des chances et à James MacDonald, de terminer en force ce tournoi.

 

Un petit ajout mérité : dans les courses régulières qui devançaient le tournoi, on a vu le vaillant et infatigable Bali se donner un nouveau record de vitesse de 1.53.1 avec Stéphane Brosseau aux guides. Le cheval de Denise et Émilie Auger, entraînée par Marie-Claude a été fantastique… la bonne nouvelle, c’est que le tracé aussi semble fin prêt pour dimanche !!!

Bali et Stéphane Brosseau pour un nouveau record en 1.53.1

 

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