Les confidences du prof Louis-Phlippe Roy à H3R pour un programme qui promet

13 mai 2017 | Les confidences du prof | By : Daniel Delisle

Il y a tellement de raisons pour faire du programme de dimanche un franc succès que certains amateurs peuvent se demander quel est finalement le fait saillant de cette programmation spéciale ? Les treize courses ? Le début des séries québécoises ? La présence de Louis-Philippe Roy, 2e meilleur conducteur au pays ? Toutes ces réponses sont bonnes comme on dit dans les questionnaires à choix multiples !

 

Louis-Philippe emballé

 

 » Il n’y a rien qui me fait plus plaisir que d’être à Trois-Rivières dimanche, ça c’est certain. Et ce n’est pas seulement une affaire de courses et de montures compétitives. C’est d’abord et avant tout de retrouver mon monde, mes amis, l’atmosphère, l’endroit où tout a commencé pour moi », de dire cet aimable jeune homme.  » J’ai hâte à dimanche, même si j’ai des chevaux à conduire ailleurs avant ( l’entrevue a été réalisée mercredi soir ). C’est comme un cadeau que je me fais ! »

 

Les amateurs de courses sont au fait des succès incomparables que connaît Louis-Philippe depuis le mois de décembre, quand il a décidé de plonger et de répondre à l’invitation que lui lançait alors René Allard d’aller livrer bataille sur le Weg.  » C’est sûr que le fait d’avoir débuté avec René m’a beaucoup aidé à me faire un nom. Mais depuis qu’il est parti, les choses ont continué de bien aller. Ça m’a un peu stressé au début, je me demandais si j’allais continuer à avoir des conduites en courses et la réponse est vite venue, c’était oui. D’autres entraîneurs ont pris la relève et les succès ont heureusement continué. »

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Les exigences de la grande piste

 

Bien des jeunes et des moins jeunes ont essayé de percer le Weg, sans succès. Qu’est-ce qu’il l’a aidé particulièrement ?  » Je crois que c’est ma façon de conduire, mon style. Je ne suis pas très porté sur le fouet entre autres, et c’est une chose qui plait à beaucoup d’entraîneurs et de proprios. Faut aussi dire que ce qui est difficile pour quelqu’un qui arrive sur une nouvelle piste, c’est que, en bout de ligne tu enlèves des ‘drives’ à d’autres. C’est comme ça. Ceux qui sont affectés par ces pertes de travail, si on peut dire, sont moins empressés à t’accueillir, et c’est normal. Tu viens piger dans leur gagne-pain. Pour ceux comme Doug McNair qui  ne perdent rien, c’est plus facile de d’accepter. Et il y a aussi l’âge. C’est plus facile d’avoir des affinités avec des gars de ta génération. »

 

 » J’aurai des choix difficiles à faire dans les prochaines semaines alors que s’amorcera la saison des stakes. Comme je ne suis pas attitré à aucune écurie en particulier, les offres viennent de partout, de toutes les bonnes écuries. Tu veux être sûr de faire les bons choix et en même temps de ne pas te mettre à dos personne. Je devine que ce ne sera pas facile tout ça quand la grosse saison va commencer. »

 

 » Dans cette vie exigeante, tu ne peux pas, tu ne veux pas faire trop d’erreurs. S’absenter d’un programme, d’une piste, peut avoir des conséquences néfastes. Quand je travaillais pour Telus et que je prenais deux semaines de vacances, à mon retour, je retrouvais mon job tel quel. Comme conducteur, c’est différent. Tu t’absentes, tu perds des ‘drives’. C’est un métier exigeant. »

 

Dimanche, Louis-Philippe conduira dans onze des treize courses. Dans trois courses seulement , il conduit le favori de la cote. Voilà qui ajoutera au suspens, mais il y a fort à parier, que sa présence derrière certains compétiteurs changera la donne. Super programme de treize courses d’ailleurs, avec le début des séries québécoises qui nous permettront de voir à l’oeuvre quelques-uns des bolides que nous connaissons bien comme HP Sissy, HP Patriote, Sugarsam, Mach On The Beach, Half A Billion pour ne nommer que ceux-là. Deux classes de Préférés 1  à 8000$ et une classe de Préférés 2 à 5000$ ne manqueront pas de susciter aussi l’intérêt des parieurs.

 

 

 

 

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