À l Heure de Départ avec Dan Gall

6 février 2017 | À l'étranger | Source : Standard bred Canada

 

Au début de janvier dernier, en regardant la finale pour la médaille d’or du Tournoi Mondial de Hockey Junior disputée entre le Canada et les États-Unis, je fus terriblement déçu quand, après trois heures de hockey remarquable, la Médaille d’or a été attribuée suite à des tirs de barrage passifs, lents et ennuyants.

C’était comme si les quatre périodes de hockey remarquable, avec tous ces beaux buts, ces coups, ces jeux, ces passes et lancers ne voulaient absolument plus rien dire, et que la médaille aurait tout aussi bien pu être attribuée dès le début de la partie si seulement les arbitres avaient commencé par les tirs de barrage.

Ainsi le veulent les règlements du hockey international de hockey junior. Hmm…

Je comprends les défis que représentent le fait de jouer et de fonctionner selon les Règles et Règlements des sports mondiaux (tels le hockey, les Jeux Olympiques, le soccer/football, etc.) L’organe directeur officiel doit prendre en considération les règlements de chaque pays et leur raison d’être et comment un cadre de règlements peut être créé pour que tous les pays participants puissent les accepter et selon lesquels ils pourraient participer.

De toute évidence, ce n’est pas une petite commande, et parfois, lorsque les règlements sont établis, l’événement sportif peut très bien se retrouver avec une version édulcorée du sport et peut prévenir ou empêcher la présentation de ses meilleurs éléments au monde. (Autrement dit, la partie finale du Tournoi Mondial Junior de Hockey).

Cela m’a amené à penser aux conversations tenues depuis le début des temps et plus récemment, avec les membres de Standardbred Canada, ses associations connexes, de même que les régulateurs de l’industrie. Pourquoi l’industrie des courses de chevaux Standardbred ne peut-elle pas accepter et s’entendre pour appliquer des règles et règlements normalisés auxquels tous les participants et toutes les juridictions pourraient adhérer à travers le pays?

Pourquoi un changement dans un règlement et une légère modification dans un autre sont permis, de province en province, dans un sport où il y a une telle importance accordée aux contrôles stricts et précis? Que ce soit des écuries, des paddocks jusqu’au chronométrage final et au haut de l’échelle, aux juges qui peuvent les revoir.

Quand je me demande si notre sport ne pourrait pas se gouverner selon un seul ensemble de règles, je me demande aussi, « Quelle est la meilleure chose à faire? »

À mon avis, apporter uniformité, facilité de compréhension, interprétation et promotion d’un ensemble de règlements universels pour les courses de chevaux, serait bénéfique pour les juges, propriétaires, conducteurs, et amateurs. Tous joueraient sur un même niveau, peu importe que les chevaux coursent à Fraser Downs ou au Red Shores.

Un même ensemble de règlements pour un sport, dans un même pays, peut aussi encourager une volonté et une ouverture à plus de compétitions provinciales et nationales, puisque nous travaillons ensemble pour mettre sur le marché et promouvoir notre sport.

Est-ce si difficile de s’entendre sur des règlements uniformes pour un sport national comme les courses de chevaux? Je ne crois pas que ce le soit.

Premièrement, il faut commencer par identifier s’il y a un besoin d’avoir des règlements universels pour l’industrie des courses de chevaux canadienne. La réponse à cela peut se trouvér en regardant tous les autres sports nationaux pour voir s’il existe des règlements différents de province en province ou juridictions. Conment se gouvernent le football, hockey, golf, curling, soccer? Utilisent-ils un ensemble de règlements régionaux ou fonctionnent-ils dans un cadre de règlements nationaux?

La question suivante à se poser est : Est-ce quelque chose que l’industrie veut? Voulons-nous de la cohérence et de la stabilité dans les règles et règlements s’appliquant à l’industrie canadienne des courses de chevaux? Les seules personnes qui peuvent et devraient répondre à cette question sont celles qui opèrent dans l’industrie, au quotidien.

Si la réponse est « oui », alors la prochaine question évidente est pourquoi cela n’a-t-il pas encore été fait? Et comment dirigeons-nous et insérons-nous la question dans une file d’attente prioritaire pour qu’elle soit abordée et réalisée?

Voilà pourquoi Standardbred Canada lance un vote national pour établir si oui ou non les membres veulent voir un ensemble de règlements s’appliquer à toutes les courses au Canada. Nous voulons que la question soit aussi simple et claire que possible pour permettre aux membres de voter « Oui » ou « Non » s’ils croient que ça pourrait aider ou gêner l’industrie du fait d’avoir un seul ensemble de règlements. Nous voulons aussi connaître votre avis sur ce sur quoi l’industrie doit focaliser; la cohérence dans l’octroi de licences, la nomination des juges, la règlementation, ou l’ensemble des trois.

À partir de maintenant et jusqu’à la prochaine édition de « TROT », nous vous invitons à visiter le site Internet de Standardbred Canada et à prendre quelques secondes pour répondre à ces questions, nous compilerons les réponses et en partagerons les résultats avec nos membres.

Si la réponse est extraordinaire pour procéder, le plan serait de présenter les résultats au conseil d’administration de Standardbred Canada, leur demandant une motion pour présenter et de travailler avec nos associations de chevaux ainsi qu’avec les régulateurs provinciaux pour déterminer la meilleure façon de créer des règles et règlements nationaux pour l’industrie des courses de chevaux.

Si la réponse est mitigée ou est « non », alors nos membres auront parlé et Standardbred Canada se tournera vers d’autres domaines que vous jugez importants pour vous et notre sport.

D’une manière ou d’une autre, vous aurez votre mot à dire dans le choix de la voie à suivre pour façonner notre industrie pour l’avenir.
Président et Chef de la Direction
Standardbred Canada
dgall@standardbredcanada.ca

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